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Les objectifs : des outils pour engager, pas pour contrôler

  • aboutyourteam
  • 16 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Il y a des mots qui font lever les yeux au ciel en formation management… et “objectifs” en fait clairement partie. Rien qu’à l’évoquer, je vois souvent des sourires crispés ou des soupirs amusés.


« On en met parce qu’il faut en mettre. »

« On n’a pas le temps de les suivre. »


Ces phrases traduisent un malaise bien réel. Dans beaucoup d’équipes, les objectifs sont perçus comme une contrainte administrative : un document à remplir, souvent oublié dès qu’il est signé. Ils deviennent un outil de reporting, alors qu’ils devraient être un outil de pilotage et de motivation.


Pourtant, les objectifs ont un vrai pouvoir quand ils sont bien utilisés :


🧭 ils donnent du sens à l’action,

💬 ils favorisent le dialogue dans l’équipe,

🚀 et ils soutiennent la motivation individuelle et collective.


Un bon objectif, ce n’est pas un chiffre figé sur un tableau de bord. C’est une boussole partagée, qui aide chacun à comprendre où l’on va, pourquoi, et comment on y contribue.


Quelques astuces pour mettre en place les BONS objectifs :


1. Repenser le sens des objectifs

Fixer un objectif ne devrait pas être une contrainte administrative, mais un acte de management. Un bon objectif répond à une question essentielle : « pourquoi on fait ce qu’on fait ? »

Les collaborateurs ont besoin de sens, pas seulement de chiffres.


👉 Un objectif relie l’action quotidienne à une mission plus large : celle de l’équipe, du service, de l’entreprise.


Exemple :

Au lieu de dire « augmenter le taux de satisfaction client de 10 % »

On peut dire : « améliorer l’expérience client pour que chaque contact soit fluide et agréable ».

Le chiffre vient ensuite, comme repère.


2. La simplicité, c’est la clé

Les tableaux Excel à rallonge ne motivent personne. Ce qui compte, c’est de rendre les objectifs lisibles et utiles.


👉Mieux vaut trois indicateurs que toute l’équipe comprend, que quinze lignes jamais relues.


Astuce :

Demande à ton équipe : « Si on devait résumer nos priorités sur un post-it, que mettrait-on ? ».

Cela t’aidera à identifier les vrais indicateurs qui font sens.


3. Impliquer l’équipe : la clé de l’engagement

Les objectifs imposés d’en haut sont souvent vécus comme des contraintes. Les objectifs co-construits deviennent des moteurs.

Lorsqu’on laisse une place à la discussion, on transforme une consigne en adhésion. L’équipe comprend mieux les enjeux, partage ses idées, et prend part à la réussite.


Exemple :

Animer une réunion de brainstorming selon les méthodes de facilitation en intelligence collective (Méthode 1-3-tous par exemple) pour établir les objectifs de l'équipe en donnant le cadre au démarrage.


4. Mesurer le chemin, pas seulement l’arrivée

Un objectif n’a de sens que s’il permet de suivre les progrès. Cela nourrit la motivation et favorise les ajustements en cours de route.


Parle de “points d’étape” plutôt que de bilans. Ces moments réguliers permettent de se féliciter, de réajuster et de garder le cap.


5. Faire vivre et célébrer les objectifs

Un objectif qui dort dans un dossier partagé ne sert à rien. Un objectif vivant se regarde, s’adapte et se célèbre.


Exemples :

Mettre en place des rituels simples :

  • une mini-revue des avancées à la fin de chaque réunion d’équipe,

  • un mur d’objectifs avec des post-it de réussites,

  • un moment pour célébrer les petites victoires.

Ces gestes nourrissent la culture du progrès et renforcent la cohésion.



En conclusion

Fixer des objectifs, ce n’est pas contrôler, c’est accompagner chacun à réussir.

C’est transformer un outil de gestion en un levier d’énergie collective.

Et si, cette année, vos objectifs devenaient vos alliés plutôt que vos contraintes ?



Anne-Sophie Tourneux – About Your Team



 
 
 

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